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La démocratisation du no-code a complétement changé les règles du développement web. Des équipes construisent désormais des applications, des sites et des produits digitaux sans écrire une seule ligne de code. Ces équipes utilisent des plateformes pour la création de produits et applications web. Attention toutefois à une partie trop souvent oubliée… De nombreuses entreprises qui utilisent le no code en font d‘ailleurs les frais : dès que votre application manipule des données personnelles, le RGPD s’applique. Dans la pratique d’ailleurs, presque tous les projets no-code collectent des informations : adresses mail, comportements utilisateurs ou même données métiers sensibles stockées dans vos bases.
Pour éviter les mauvaises surprises, vous devez comprendre le RGPD, identifier les risques concrets dans vos projets no-code et adopter les bonnes pratiques pour rester en conformité et protéger vos données. Dans cet article, nous vous donnons des conseils simples et pratiques, pensés pour les équipes product et tech qui buildent sans coder.
Les 3 principes clés du RGPD à intégrer dans vos projets no-code
Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) est entré en application en mai 2018. Il s'impose à toutes les entreprises qui traitent des données personnelles de résidents européens, quelle que soit leur taille ou leur source géographique.
Voici les trois principes fondamentaux que toute équipe qui crée en no-code doit maîtriser.
1. La licéité du traitement des données
Vous ne pouvez pas collecter ni utiliser des données personnelles sans base légale valide. En contexte no-code, les bases légales les plus courantes sont :
- Le consentement clair de l’utilisateur : une case à cocher que l’utilisateur choisit lui-même, avec une explication simple sur l’usage de ses données ;
- L’exécution d’un contrat : vous avez besoin du nom ou de l’email pour fournir un service que l’utilisateur a demandé ;
- L’intérêt légitime de l’entreprise : à utiliser avec prudence et bien documenter pourquoi vous avez besoin de ces données. Nous vous en parlons plus précisément dans notre article sur la documentation no code.
Pour faire simple : chaque formulaire, chaque source de collecte dans vos applications ou sites, chaque lien entre vos outils doit avoir sa « raison légale ». C’est LA base pour rester conforme et éviter les problèmes.
2. La minimisation des données
En no code, veillez vraiment à ne prendre que les données dont vous avez vraiment besoin pour votre produit ou service. Ce principe est trop souvent oublié, car les outils rendent l’ajout de champs facile et les équipes finissent par stocker des informations inutiles.
Les entreprises doivent garder en tête que moins elles ont de données, moins elles prennent de risques et plus la gestion RGPD est simple.
3. Les droits des utilisateurs sur leurs données personnelles
Tout utilisateur dont vous traitez les données personnelles a des droits garantis par la réglementation européenne :
- Accès : savoir quelles infos vous détenez sur eux ;
- Rectification : corriger les données incorrectes ;
- Effacement : demander la suppression des données ;
- Portabilité : récupérer ses données dans un format utilisable ;
- Opposition : refuser certains traitements.
Dans vos applications no-code, ces droits doivent être faciles à appliquer. Si votre base ne permet pas d’identifier, d’exporter ou de supprimer les données d’un utilisateur, vous allez avoir un problème de conformité à régler.
Quand le RGPD ne s'applique-t-il pas ?
Oui, il existe bien quelques exceptions prévues par la RGPD, mais elles sont rares et limitées :
- Usage strictement personnel : si vous traitez des données juste pour vous, sans objectif commercial ou pro, ok ;
- Données complètement anonymisées : si personne ne peut être identifié, le RGPD ne s’applique plus ;
- Entreprises hors UE sans contact avec l’Europe : dès que vous traitez des données d’utilisateurs européens, peu importe où vous êtes, le RGPD s’applique.
En résumé : si vos sites, applis ou produits no-code ont des utilisateurs en Europe, vous êtes concernés.
Les limites du no-code face aux exigences RGPD
Le no-code est une solution très pratique pour lancer rapidement des applications et des sites. Attention toutefois, nous le rappelons, côté conformité et protection des données, il y a des choses à ne pas omettre.
Des données souvent stockées hors Europe
La plupart des outils no-code populaires sont américains et leurs données sont hébergées sur des serveurs aux États-Unis. Il faut donc avoir conscience qu’en utilisant ces outils, le RGPD et le Cloud Act américain entrent en jeu.
Transférer des données personnelles hors de l’UE est strictement encadré et nécessite des garanties spécifiques (clauses contractuelles, décisions d’adéquation, etc.).
Certaines solutions proposent un hébergement européen :
- Webflow, par exemple, permet de choisir des serveurs Union Européenne ;
- WeWeb, solution française, se positionne également sur la conformité européenne.
Notre conseil est donc le suivant : vérifiez toujours où vos données seront stockées avant de choisir un outil.
La gestion du consentement est de votre responsabilité
La plupart des outils no-code ne gèrent pas le consentement RGPD automatiquement. C’est à vous de le mettre en place :
- Bannière de cookies conforme (Axeptio, Cookiebot…) ;
- Formulaires avec cases de consentement claires et non pré-cochées ;
- Registre des consentements documenté.
Sur Webflow ou WeWeb, vous devrez intégrer manuellement un outil tiers. Aucun outil ne fera ça à votre place, il en est de votre responsabilité légale.
Formaliser la relation avec vos sous-traitants
Quand vous utilisez un outil no-code pour traiter des données, vous êtes responsable et l’outil devient votre sous-traitant. Il faut un DPA (Data Processing Agreement) pour officialiser la relation !
Bonne nouvelle : les principaux outils sérieux fournissent ce document.
Mauvaise nouvelle : beaucoup d’équipes oublient de le signer.
Des solutions comme Leto centralisent et simplifient cette gestion.
Un contrôle technique limité
Avec le no-code, on ne peut pas voir tout ce qui se passe dans le code généré automatiquement par les outils. Il faut donc rester vigilant sur la configuration de vos outils et bien documenter vos traitements.
La souveraineté numérique, un enjeu stratégique
Vous voulez garder le contrôle sur vos données, vos applis et vos outils, sans dépendre à 100 % d’acteurs étrangers ? Il faut penser stratégique. Si vous ne le faites pas, vous risquez d’être dépendant aux outils américains. Par exemple, s’ils changent leurs tarifs ou s’ils ferment, vos projets peuvent être bloqués.
Autre risque : l’accès aux données par des autorités étrangères. Le Cloud Act américain permet à certaines autorités d’accéder aux données stockées par des entreprises US, même depuis l’Europe.
Pour reprendre le contrôle sur votre souveraineté, vous pouvez utiliser des solutions comme :
- Open source auto-hébergé : NocoDB, Baserow…Elles vous permettent de tout gérer et donc de savoir exactement où sont vos données.
- Clouds européens : OVHcloud, Scaleway, ces hébergements sont conformes à la réglementation.
- Outils no-code pensés pour l’Europe : WeWeb facilite la création d’applis conformes et sécurisées.
- Gestion centralisée de la conformité : des outils comme Leto permettent de suivre et documenter vos traitements RGPD facilement.
Les équipes product doivent choisir des solutions et plateformes qui permettent la gestion centralisée des droits des utilisateurs, la protection des données personnelles, et la conformité de chaque produit et application développée.
Tout cela vous semble contraignant ? Pourtant, c’est un réel avantage pour créer des produits fiables et durables.
L’IA et le no-code
L’IA ne remplace pas le no-code, elle le complète. Avec les outils d’IA générative, vous pouvez créer des composants et des automatisations plus rapidement. Cela ne dispense pas de comprendre le no-code, la modélisation des données et le RGPD.
Le profil qui fait la différence dans les équipes tech aujourd’hui ? Le Product Manager qui maîtrise l’IA, le no code et la conformité RGPD !
Monter en compétences pour créer des produits responsables
Maîtriser le no-code, c’est bien. Maîtriser le no-code en comprenant RGPD, sécurité et souveraineté numérique, c’est encore mieux. Les compétences métiers du product manager ou product doivent désormais intégrer ces notions de sécurité. Sans elles, impossible de créer un produit fiable pour l’entreprise.
Les formations Product x IA et no code et IA de Maestro vous forme à cette montée en compétences. Dans ces formations certifiées, vous apprenez à gérer des bases de données, à automatiser des workflows avec Make et l’IA, à développer des sites et des applis no-code, et tout cela en respectant les bonnes pratiques RGPD.
Checklist pour des projets no-code conformes au RGPD
- Vérifier la sécurité et la protection des données personnelles dans chaque produit ou application ;
- Mettre à jour régulièrement vos solutions no-code comme Webflow, WeWeb ou Bubble pour garantir la conformité ;
- Documenter l’utilisation des plateformes et outils pour le développement web et la création de projets product ;
- Former l’équipe sur les pratiques clés liées à la gestion des données et au consentement des utilisateurs européens ;
- Suivre un guide ou des conseils pratiques pour assurer la conformité et la souveraineté numérique de l’entreprise.

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